• Pâtes vivantes 活着面 - Ou comment calmer les italiens pour de bon ;-)

    Cet été, une amie mi-bourguignonne mi-calabraise m'a appris à faire des Fusilli comme une vraie Mamma italienne ; soit disant suivant une méthode ancestrale et connue seulement des grands anciens de son pays, seuls gardiens de la vraie tradition des pâtes. Je n'ai pas voulu me fâcher en abordant la première le sujet de l'invention des pâtes par les chinois, j'ai laissé venir.

    C'est seulement après 3 verres de Listrac qu'elle a consenti à reconnaître que son plus grand choc culturel à Taiwan avait été de se rendre compte que le premier gargottier venu faisait les pâtes exactement comme au fin fond de sa campagne italienne. Et que non, ce ne sont pas les italiens qui ont appris aux chinois à les faire, mais bien l'inverse. Pour ceux qui en doutent encore mais qui n'ont pas l'occasion d'aller vérifier en Chine, direction "les pâtes vivantes" à Paris.

    En guise d'enseigne, un cuistot en vitrine étire la pâte 拉 面  à longueur de temps. Chaque portion sitôt préparée est sitôt cuite, assaisonnée, garnie et servie.

    La première fois, j'avais pris en soupe, avec boeuf et piment

    Pâtes vivantes 活着面 - Ou comment calmer les italiens pour de bon ;-)

    Pâtes parfaites, bouillon bien riche, à éviter si on porte des vêtements fragiles (l'huile de piment ayant tendance à éclabousser le plastron) ou si on veut garder dents blanches et haleine fraîche pour après le repas. A part ces légers inconvénients communs à tous les plats pimentés et fortement assaisonnés, c'est un vrai régal

    En face de moi, en mode plat fraîcheur, les nouilles à la sauce sésame avec poulet effiloché et crudités.

    Pâtes vivantes 活着面 - Ou comment calmer les italiens pour de bon ;-)

    En fait, c'est une espèce de poulet sauce BangBang avec des pâtes succulentes par dessus le marché : trop fort! Quand j'y suis retournée, c'est ce que j'ai pris, c'était parfait.

    Pour une fois, ce n'est pas une obscure cantine aux trois tables graisseuses que je vous recommande, mais un vrai restaurant vaste et aéré. Pas besoin de négocier en mandarin avec des serveurs bougons, la carte est aussi en français et facile à lire. La clientèle est moitié asiatique moitié parisiens branchés : la revue de presse affichée sur la vitrine et l'emplacement en bas de la rue Montorgueil y sont sûrement pour quelque chose. Du coup on peut y aller avec des gens pas trop aventureux sans les rendre nerveux, et se régaler!

    Il y a plusieurs adresses, je n'ai testée que celle de la rue Turbigo (mais déjà deux fois), le site du restaurant en mentionne une autre au métro Grand Boulevards. Si ça ne tenait qu'à moi, il y en aurait bien davantage des succursales...

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