• Le Vietnam avé l'assent au pied du palais des Papes

    Ah la Provence, le soleil, les cigales, les olives, l'aïoli, la soupe au pistou, que du bonheur! Mais bon, où que je sois, il vient (très vite) un moment où l'appel du Bo Bun ne peut plus être ignoré. Et ça tombe bien, à peine franchis les remparts, je me suis souvenue de mon  restaurant vietnamien préféré à Avignon.

    Mais depuis tant d'années, existera-t-il toujours? Sera-t-il ouvert un week-end de la fin du mois d'août? En remontant la rue de la République, je balance entre l'anticipation du festin et la voix de la raison qui me commande de chercher un plan B, au cas où...

    Non seulement le restaurant existe toujours, mais il est ouvert : la chance, la chance! Par contre, ils n'ont pas de carte de visite à me donner, alors j'ai pris en photo le nom de la rue .

    Le Vietnam avé l'assent au pied du palais des Papes

    C'est une minuscule ruelle piétonne tout en haut de la rue de la République, juste en dessous de la place de l'horloge, sur la droite quand on vient de la gare Avignon-centre. Il y a des tables dehors, et des tas de gens assis l'air tout contents, vous pouvez pas les rater. Mais au cas où, j'ai aussi photographié l'enseigne

    Le Vietnam avé l'assent au pied du palais des Papes

    Quand on y venait dans le temps, ma deuxième fille n'avait pas 2 ans ; on demandait un petit bol et on y plaçait une partie de nos plats. Quand elle était assise, ses yeux arrivaient tout juste à la hauteur du bol et ça ne l'empêchait pas d'en dévorer le contenu jusqu'au bout. Et maintenant, la voilà qui commande un BoBun et le finit intégralement : comme elle a grandi! Du coup, il ne faut plus compter goûter à son plat, je commence à bien le comprendre...

    On a pris tous les grands classiques

    Le Vietnam avé l'assent au pied du palais des Papes

    Des raviolis vapeur Bahn Cuohn, mon péché mignon. Je prie pour que les enfants refusent encore longtemps de goûter ; pour plus de sûreté, j'insiste sur la présence de champignons et de carottes dans la farce ; le seul plat que je peux manger en entier sans voir cuillers et baguettes avides empiéter sur ma gourmandise. Un poulet au curry, le nouveau favori de ma fille aînée, qui n'en a pas laissé. Un Pho Bo, inévitable, mais repéré aussitôt par l'ensemble des convives, il n'est pas resté longtemps devant moi avant de faire le tour de la table. Un boeuf Loc-lac, très bien présenté sur sa plaque chauffante, assez différent de ce que nous attendions, c'est le seul plat qui nous a déçues "Maman, le tien est meilleur!" 我同意你的看法,三女儿! Des nems, indispensables, sans reproche, on s'oblige juste à commander une seule portion à partager parce-que sinon on n'a plus faim pour le reste. Et bien sûr un Bo Bun, auquel la photo ne rend pas hommage.

    On a demandé au serveur de tout nous apporter en même temps et de poser au milieu de la table et ça lui a fait plaisir "ha c'est comme à la maison, on met tout au milieu quand on mange ensemble!"

    On n'a pas laissé une miette, puis les filles se sont appuyées en arrière au dossier de leur chaise et elles ont soupiré "ha, Maman, c'est la belle vie!" J'aurais pas mieux dit.

     

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